Présentation

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Et si nous nous mettions au travail ?!
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Voici mon idée :

J'ai pensé à écrire une histoire, avec votre aide à tous, nombreux visiteurs...

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Comme dans toutes actions en communautés, voici les règles :

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1/ Voici l'idée, quelqu'un va commencer par écrire un début, puis un autre visiteur viendra continuer l'½uvre du premier. Ainsi de suite, jusqu'à ce qu'au bout de quelque chose de bien, quelqu'un décide par lui même de mettre un point.

2/ Le but de ce blog est d'écrire, dans l'endroit des commentaires, chaqu'un son tour, un petit paragraphe, ou même une phrase, ou un mot.

3/ Les commentaires doivent se suivre et se correspondre, c'est pourquoi je vous demanderais de les numéroter. Si deux commentaires ont le même numéros, je supprimerais celui qui n'aura pas été choisis.

4/ Si vous avez un commentaire à faire sur ce que quelqu'un à écrit, dites le sur l'article d'en dessous, réservé pour. Sur l'histoire il ne doit y avoir que l'histoire, sinon je supprimerais.

5/ Faites une relecture, et évitez les fautes si possible. Enfin, l'histoire doit pouvoir être lu par tout le monde.

6/ Faites bien attention à lire ce que les autres ont mis, il ne faudrait pas que l'histoire paraisse incohérente. Respectez aussi les personnages et descriptions qu'ont fait vos amis.

7/ Pas besoin de suivre un style, vous aurez le votre, les différences ne feront que enrichir le texte. Vous avez quelque chose à dire ? et bien allez y mettez ce que vous voulez.

8/ L'anonymat est autorisé, si vous avez peur, mais je préfère connaitre les écrivains.

9/ N'hésitez pas à proposer quoi que ce soit !




A vos claviers ! ^^

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 16:19

Modifié le dimanche 16 mars 2008 15:49

Article à commentaires.

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Si vous avez suggestions, propositions de noms, remarques sur un texte allez y....

Mais sur cet article.
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# Posté le jeudi 24 janvier 2008 16:20

Modifié le vendredi 14 mars 2008 18:44

Ici notre premiere histoire...

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A la demande de certains lecteurs,
Rares mais efficaces,
Je vais retranscrire les commentaires en article.

Cependant je vais corriger quelques fautes
(je ne ferais pas tout en une fois).
Excusez moi, mais je vais devoir changer quelques virgules ou répétitions.
Si cela gène l'auteur, qu'il vienne s'expliquer !!!!

: )

Voila, afin de commencer quelque chose, étant donné que nous n'avons ni nom, ni premier scénario, ni titre, je vais lancer une première phrase.


C'était le matin, cet homme se leva.
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Ce Dernier Choix


"Chapitre 1 : Le souvenir

C'était le matin, cet homme se leva. Comme une horloge suisse bien réglée, tous les matins, c'était le même rituel. A 8 heures son réveil résonnait dans sa chambre blanche où la lumière du soleil se reflétait par la fenêtre. Il se leva repoussant les draps lourds et chauds d'une nuit fiévreuse et solitaire. Par la fenêtre le soleil commençait son ascension dans le ciel qui apparaissait derrière les immeubles et la ville. Dans la rue on pouvait voir quelques clochards, assis sur des bancs, boire on ne sait quelles boissons pour oublier leurs conditions, et le regard de tout ces cons qui les prenaient de haut. L'homme lui, prit un 45 tours, un de ces favoris, et le mit sur son tourne-disque martinez and co. Puis il se dirigea vers sa salle de bain. Dans la glace, il avait l'air épuisé, ses cheveux poivre sel étaient en bataille, des creux sous ses yeux dénonçaient un sommeil agité, mais de toutes façons ça ne change rien à sa vie ce disait il, de toute façon aujourd'hui n'est qu'un hier de plus, songeait il... Il se passa de l'eau tiède sur le visage pendant que Jimmy Hendrix interprétait "Stairway to heaven"

Ce Matin cette femme se leva. L'habitude était rompue, déjà éveillée elle laissa le réveil sonner.
La fenêtre entre-ouverte laissait la lueur de la lune se déposer sur les draps. Nue, et seule, elle ne comprenait pas, elle ne cherchait pas à comprendre. Elle était là. Doucement elle s'avança, sentant une brise légère se déposer sur son corps, elle remonta autour de sa poitrine le drap qui s'était accroché à sa cheville. L'obscurité des sept heures trente-cinq minutes de ce matin là n'avait rien à voir avec celle des matins précédents, elle paraissait plus épaisse, plus lourde, mais paradoxalement plus fluide...
Un sentiment étrange commençait a se faire ressentir. Un sentiment effrayant, celui d'une liberté finie.

Tandis que la femme était étourdie devant les mille carreaux, l'homme parcourait à l'allure frénétique les rues de cette ville noire. Tout était sombre, les nuages, les rares que l'on pouvait apercevoir, étaient gris ce matin. Les immeubles se faisaient la courte échelle pour toucher les étoiles. On n'était plus dans une ville, mais un brouhaha où l'Homme vivait. Les gens, aux visages grisâtres, semblaient endormis, sous une étreinte social, ils se dressaient tout de même. New-York pourrissait là, sans l'ombre d'un doute de la part du monde. Cet homme, allait à son travail, son lieu de vie. Il exhausserait les souhaits de toute une organisation.

Et la femme se préparait dans sa demeure, à allez vers l'endroit où tous les jours, elle se fatiguait. Vaguant dans sa cuisine, à boire banalement le thé chaud de ce matin. Mais les traits fins de son visage pur ressortaient. Ses cheveux n'étaient pas encore coiffés, ses yeux s'habituaient au réveil, ses lèvres ne s'ouvraient que pour laisser couler le liquide chaud, remplie d'arômes de fleurs.

A quelques mètres de là, Victor Grançon, était près, il guettait la sortie de cette femme, pour la suivre dans les escaliers, pour regarder comme toujours, les belles fesses dandinant de la dame innocente. Il portait là un plaisir intense, et la femme le haïssait, mais avec hypocrisie, sans quoi elle serait délogée. Victor, la moustache taillée avec précision, avait un plaisir tellement cruel à faire de ses ouvriers des rats de laboratoire. La belle femme en faisait partie, elle le savait, mais se taisait.

C'était l'heure, l'heure pour elle d'enfiler sa tenu de travail, sa chemise blanche d'un tissus usé laissant apparaitre ses sous vêtements en fine dentelle, et sa jupe stricte trop courte pour pouvoir être définie ainsi. Elle enfila ses collants et se chaussa de talons si hauts qu'il était presque impossible de marcher sans avoir de crampe. Ses pensées divaguaient tandis que le temps passait, elle pensait à tous ces moments, ceux où seule, face à Victor, elle n'avait sut quoi répondre, elle n'avait put répondre. Des moments bafouant sa liberté de pensé, et d'expression, de violentes minutes de tortures pour son esprit, pour sa raison et sa réflexion, mais aussi des moments de douleur physique, où la simple idée d'opposition lui ôtait tout droit de vivre d'une seconde à l'autre. Ce jour là elle enfila un long manteau noir de cuire, et s'enroula dans une écharpe de laine rouge. Sa longue chevelure bouclée retombait dans son dos tandis qu'elle fermait sa porte à double tour.

Tandis que la femme descendait les escaliers de son immeuble du siècle précèdent, l'homme quant à lui marchait. Becket street, tourne à gauche sur Fleming avenue, puis 200 mètres à nouveau à gauche Grandma street. Il travaillait dans un petit magasin qui vendait des 45 tours. Il passait la ses journées à écouter de la musique, à conseiller les clients et à supporter les railleries de son patron, qui avait pris pour habitude de se considérer comme supérieur à son employer. Dans la rue les taxis de la grande pomme filaient vers le centre ville de Manhattan.

La femme quant à elle venait de franchir le perron de son immeuble et déjà s'engouffrait dans un tunnel de tramway qui l'emmènerait 1 Km plus loin au 32 Grandma street où elle servait de secrétaire à un vieil avocat. Victor Grançon ne la quitta pas d'une semelle.

La magnifique dame triait les documents éparpillés que lui avait laissé son chef. Elle commençait par les classer selon la date, du 28 juillet 1999, jusqu'au 13 août de la même année. Celui là datait donc d'hier... Elle s'aperçut alors que cette journée était celle de Vendredi, au lendemain, elle pourrait se reposer. Mais cette journée, elle devrait s'acharner à gagner sa vie. Elle était si concentrée dans son travail, que les passages de Victor la dévisageant, serrant les dents, ne la dérangeaient pas. Et les cheveux bruns, bouclant de tous côtés, allant jusqu'au milieu du dos, faisait entrer le lieu de travail dans un calme semblant être celui du paradis. L'odeur de son parfum naturel emplissait son entourage d'un sourire inconscient. En face d'elle, les hommes semblaient oublier leurs problèmes, les petites rages d'un retard matinal et coutumier s'esquissaient sous le mouvement ample des paupière de la jeune femme, bien trop belle. La douceur du temps, la caresse de ses mains, la pureté de son teint, faisaient revivre cent mille c½ur. Elle apparaissait unique, dans son accoutrement sans valeur. Certaines personnes crurent voir un cercle de lumière, jaillissant de nul pat, au dessus du corps tendre de cette femme. Et l'air était silencieux, laissant les mouvements de bras et de têtes la transpercer. La salle était éclairée par le rayonnement de la lumière sur ses yeux.

Mais Victor vint briser cette pureté, en disant : "Plus vite !" Le temps se réchauffa, les gens se sentaient mal, le bonheur ne s'écoulait plus de la femme. Elle n'avait rien voulue, mais elle avait inondée l'établissement d'un aperçu de paradis. Mais à ce moment, sous les traits désagréables de Victor, le silence devenait grinçant. La lumière s'assombrissait, pour laisser place à un éclairage de flamme, qu'on ne pouvait voir, mais que l'on sentait. Les chaires innocentes des hommes semblaient laisser trace à des brulures. D'où venait ces sensations ?

Un homme pénétra dans le hall d'entré. Il Laissa claquer derrière lui les grandes portes vitrées du vieux bâtiment tout juste rénové. Il avait un air de Jimmy Hendrix en tête et ne put s'empêcher d'en siffloter quelques notes. Ses cheveux gris mal coiffés laissaient deviner en lui la fatigue assommante de la routine. Victor se retourna brusquement tandis que Gladys releva son doux regard vers l'inconnu, elle repoussa ses longues boucles brunes en arrière pour lui sourire aimablement . Elle l'avait déjà aperçu par ici, il ne travaillait pas très loin, chez un vieux disquaire pas trés aimable. L'homme s'avança tranquillement, et Victor vint l'interrompre dans sa course avec sa fausseté légendaire. " Bonjour Monsieur, auriez-vous besoin d'un renseignement ?"

L'homme la dévisagea et lui offrit un magnifique sourire, de ceux qui donnent chaud au c½ur puis répondit "Oui bonjour, je suis venu chercher le colis, je viens de la part du disquaire "Arold's Music", et il m'a chargé de vous prendre trois caisses. Cependant il ne m'a pas signalé ce qu'elles contenaient, et il m'a interdit de les ouvrir. D'après lui, vous devriez savoir ce dont il s'agit
- Ah ! je vois, vous êtes Willi c'est cela ? Très bien suivez moi."
Willi avait du mal à communiquer avec ce genre de personne. Parce qu'il faut toujours faire attention à ses mots, éviter les "j'te" ou bien les "ouai", ce genre de chose. Les formes différentes de langages encourageaient le préjugé. Willi détestait ça. Il suivit alors Victor jusqu'à une porte, celui ci se retourna et lui dit : "Finalement restez ici, je vais vous les faire chercher." Et Willi restait là... Il observait Gladys. Celle ci se sentait observée, mais le doux regard que posait l'homme sur elle ne la gênait pas. L'atmosphère était redevenue paisible, tout le monde se sentait bien, Victor était partit, emportant avec lui les brulures et les peurs. Tous se sentaient bien, sauf Willi, qui se frottait les doigts, par stress. Et on entendit la voix de Victor retentir : "Ah ! Enfin c'est pas trop tôt ! Mes clients attendent !"

Willi prit la boite que Victor lui indiquait. Les yeux de Willi quant à eux ne quittaient pas Gladys et même s'il ne voulait pas le reconnaitre il ressenti une chaleur dans sa zone pubienne. Il se demandait si se qu'il ressentait n'était qu'un désir sexuel ou s'il avait été frappé par ce qu'on appel le coup de foudre. Il sorti mais il se disait déjà qu'il attendrait qu'elle sorte et, peut être qu'il l'inviterait boire un verre ensuite�

Mathieu, père de trois enfants était parti en retard ce matin là. Il avait cette réunion très importante pour passer cadre dans son entreprise, ce qui voulait dire 3000 $ en plus par mois les dimanches avec les enfant et sa femme Sarah, peut être des vacances en juillet ; une nouvelle voiture aussi ce n'étais pas négligeable.. ;

Willi traversa la rue avec son colis pensant à Gladys, à ses formes et comment l'aborder, Mathieu quant à lui accélérait pour ne pas être en retard dans sa Ford troopers de 1995. Le choc fut inévitable Willi fut heurté, roula sur le capot de la Ford et resta gisant à terre. Bientôt sur l'asphalte une marre de sang grandissait.

On entendit des passants hurler, les freins grincer et la voiture se retourner. Mathieu sorti de la voiture, le bras endormis, il s'approcha de la victime, couverte de son sang, il ne savait plus ou il était, qui il était, il ne savait ce qui s'était passé, il hurla de peur de tristesse et d'angoisse avant de tomber à genoux. Un automobiliste s'arrêta pour appeler à l'aide, quelques minutes plus tard, Gladys sorti de l'agence pour ses 5 minutes de pauses matinales. Un café à la main elle sursauta en voyant l'atrocité de la scène, une tache de café vint salir sa chemise sans qu'elle ne s'en aperçu. Elle posa la tasse et s'avança, les paquets avaient glissés à quelques mètres de l'accident, elle se pencha pour les récupérer sans laisser pour autant son regard quitter la scène... Les secours arrivèrent, elle se recula et cacha les paquets derrière une poubelle de rue. Mathieu dans tous ses états n'avait pas les mots pour répondre aux agents de police, Peu à peu la foule s'approchait de l'accident tout en commérant sur les faits de l'évènement. Willi était gravement blessé, on l'installa dans le camion avant de l'emmener aux urgences à toute vitesse. Le temps eu passé très vite, si vite que Gladys n'eut pas le temps de finir son café. Victor l'appela " Oui j'arrive " Répondit elle d'une voix tremblotante. Et elle emmena discrètement les paquets à son vestiaire avant de retourner s'installer à sa place.


"Chapitre 2 :

Il y a longtemps quand Willi était petit, alors qu'il était à la plage, son père lui avait dit que dans certains coquillages, on pouvait entendre la mer. Dans son enfance, Willi avait fait des dessins à la maternelle, pendant que les autres de son âge jouaient dehors. Un jour Willi est tombé sur la terrasse de sa maison, l'écorchure provoqua sur lui la compréhension de la souffrance, il reconnu le fait d'avoir mal. Willi collectionnait les plumes dans sa chambre, mais un soir le vent fit s'envoler la presque totalité de son ½uvre. Il comprit alors le manque. Il découvrit la sexualité avec les jeunes dames sur les couvertures de magazines de motos de son père. Il vécu d'innombrables instants à pleurer dans ses coussins, parce que minuit approchait et qu'il ne dormait pas encore. Parce que Sophie, la petite de CE2 ne lui avait pas souri aujourd'hui.
Et s'il avait regardé Gladys quelques instants de plus, son sang s'étalerait il sur la route noire ?

Et des semaines plus tard, un 4 septembre, en sortant d'un léger comas, Willi se réveilla. Ou plutôt ce 4 septembre, un homme ce réveilla sans vie, sans envie, sans souvenir. Le 4 septembre 1999, après un somme désastreux, je me réveilla.

Qui étais je ? Qui était Gladys ? Que c'était il passé?

Personne autour de moi ne voulait me répondre. "Du calme Monsieur Harrison tout vas bien ce passer" Qui était ce type ? Mon prénom c'était Willi ? Cette vie que j'avais vécue pendant 45 ans n'était qu'un rêve ? J'étais allongé sur un lit, accroché par des lanières de cuire qui me scindaient le corps. Des machines autour de moi faisaient des petits Biiip à intervalle régulier. Des gens autour de moi m'observaient, faisaient des analyses. Qui étaient-ils ?

La peur devenait mon seul refuge, alors que je me réveillais, les hommes devant moi m'observaient. Je ne me souvenais de rien, cet endroit, ces personnes, pourquoi faisaient ils ça ? Avec leurs costumes blancs, et leurs idées noires. La salle était d'une clarté éblouissante, beaucoup trop, j'avais mal aux yeux, des brulures froides, je ne pouvais les laisser ouvert trop longtemps. Mais dans un court espace, je les entrouvrais pour voir les masques, les instruments brillant, les yeux sombres qui m'entouraient. Un environnement de peur... l'atmosphère était à l'horreur, je sentais mon c½ur s'écraser, pour ensuite laisser apparaitre une cicatrice, par laquelle s'écoulait un liquide noir. Je sentis alors les effets de l'adrénaline, puis je me rendormis sans volonté, par obligation vitale.

Willi voyait sa mère de temps en temps, il allait s'agenouiller près d'elle. Il lui laissait des mots d'affections, ce que sur les lèvres, il ne cessait de penser. L'enfant voulait la toucher, mais bizarrement, le seul contact qu'il avait, était froid et dur. Le soleil était à son zénith la première fois qu'il lui a dit "maman"... Willi s'en rappel mais seulement par son inconscient. Souvent, il y avait trop de sentiments, et le petit pleurait, laissant la terre inondée de larme, celles ci nourrissaient peut être sa mère. Et quand il fut trop tard, Willi se relevait avec mal, il se dirigeait en vagant, et puis du haut de ses 5 ans, quittait le cimetière.

Sa mère avait été une noble femme. L'une de celles qu'un enfant ne peut pas connaitre. Une femme honnête, intelligente mais mystérieuse. Willi n'avait comme souvenir de sa mère que les tendres baisers qu'elle lui déposait à chaque fois qu'il les attendait, ses doux "bonne nuit" et sa jeune main lui caressant le front pour faire partir les cauchemars de l'enfant... Willi n'osait pas parler à cette femme, celle pour laquelle il avait le plus d'admiration et pour qui il aurait tout donné. Il se contentait des discutions anodines, sans jamais être trop curieux, "Maman n'aime pas ça quand elle doit me mentir".


Revenons à présent à Gladys, New York, le 14 aout 1999, 19 heures 30 minutes, Grandma street. Elle venait de finir son travail, après l'accident de la fin de matinée elle n'arrivait pas à se retirer Willi de la tête. Ce jeune homme avec son regard paisible qui s'était pausé sur elle, qui lui avait montré qu'elle était encore séduisante et que les hommes n'étaient pas tous des animaux, qu'ils étaient aussi capable de sentiments et en parlant de sentiments, il semblait que Gladys en ressentait à ce moment présent pour l'employé du disquaire "Arold's Music". Elle remit son écharpe qu'elle avait quittée en arrivant, revêtit son vieux manteau en cuire usé. Prit le colis qu'elle avait caché après l'accident et quitta le vieux bâtiment « Grançon et associés ».

Je me réveillais en sueur. J'étais dans une espèce de cellule, réservée pour les malades mentaux. Elle était sombre, j'ai tout de suite essayé de sortir, mais la porte était fermée, j'entendis des bruits de pas s'éloigner. Mais je ne pouvais me concentrer sur ce lieu. Les visions m'obsédaient. Je me rappelais Willi, mais bizarrement, tous mes souvenirs sont d'une vision extérieur, comme si je ne les avaient pas vécus. Pourquoi ces gens m'appelaient ils Mr. Harrisson. Mon nom était pourtant Shigga, Willi Shigga. Je passais un temps, à
voir et revoir ma vie. Mais je n'y arrivais pas, les seules choses qui n'écorchaient pas mon esprit, étaient une femme au cheveux noir, bouclées, tombant jusqu'au milieu du dot, dont je ne connaissais pas même le nom, et puis un colis intrigant. Toutes les traces de ma vie dans mon esprit se résumaient à cela, une femme et une boite. Que c'était il passé ensuite, et avant ? Ah ! Je me rappel, le corps d'un homme, sur la route, ce sang. Bizarrement, je vois cet homme du dessus, d'une vue aérienne. Qui est il ? si je pouvais me rapprocher de lui... mais... mais c'est Willi, c'est moi ? Non ! Moi saignant à moitié mort ?

Un bruit m'interrompit dans mon souvenir, quelqu'un derrière la porte. Qui est-ce ? Je m'approchait alors, doucement, fiévreux et enthousiaste... j'entendais des voix, des mots, et des phrases. "Alors il s'est réveillé ?" puis vint un brouillard, l'homme qui aurait dût répondre ne parlait pas fort, sans doute parce qu'il se sentait faible, face à cette première voix. Soudain une troisième personne fit son entré, une voix de femme "je crois que les médicaments ont fait leurs effets", et le premier homme répondit : "très bien, ouvrez la porte, je vais le questionner".

Au même instant quelques rues plus loin, le bruit des talons hauts de Gladys s'accéléraient, son souffle se précipitait et son visage se crispait. Le soleil ne lui donnait aucune issue, elle se dirigea vers Stewbal Street en resserrant son long manteau contre elle. La foule grandissait autant que ses pas s'en rapprochaient, elle manqua de se tordre la cheville sur un pavé abîmé et laissa s'échapper un son de peur plus que de douleur. Elle s'avança au troisième étalage, lança un regard derrière son épaule et vit la vitre de cette étrange voiture noir se baisser avant de redémarrer sur une autre direction.

Le marché de Stewbal Street était l'un des plus grands de la ville, l'accès en voiture était réellement impossible, mais les piétons y avaient toutes libertés. "Ce sera quoi pour la d'moizelle ?" lança un vieillard devant ses tomates. Un enfant bouscula Gladys et la fit bafouiller qu'elle ne voulait rien. Elle retourna au croisement de la rue, et regarda la voiture partir, elle se demandait si elle se devait de la suivre. Quelqu'un lui tapa sur l'épaule "Mademoiselle ?"
Elle ne savait quoi répondre, elle ne voulait pas de ces fruits trop rouges, trop purs, cette journée n'y ressemblait pas, ni à ce soleil, qui lançait ses raillons, il y en avait trop... Parce qu'elle n'était pas bien, là sur ce lieu de foule, parce que le contacte physique la dérangeait, parce que le social l'étouffait, elle dit "oui !" Le monsieur, calmement, sentant ça cliente s'énerver lui dit : "mais combien ?" et la belle dame, sans réfléchir laissa filer un numéro, au hasard... "trois". Et la transaction s'effectua, elle prit les pauvres tomates... et repartie sans tarder, la voiture qui venait de passer était trop loin. Le marchand dans son droit, l'avait éloigné de son but. Précipitée, elle rentra chez elle, fatiguée, elle déposa non sans délicatesse les trois fruits sur la table de sa modeste cuisine. Elle mit immédiatement une chose qui lui manquait, la musique, parce que le son de la rue était cruel. Elle mit alors Neil Young... l'album After the Gold Rush... le premier morceau, Tell me why, la fit tomber en larme. Juste une journée épuisante, où les évènements l'avaient brulé...

Elle ferma les yeux parce qu'elle n'en pouvait plus, les larmes coulaient sur sa joue blanche, ses lèvres remuaient au son de Young, ses mains tremblaient légèrement, dans le petit salon de l'appartement 21 du 5ème étage, on n'entendait que la guitare, Neil, et les respirations de cette femme qui était tombée amoureuse.
Elle n'entendit pas l'homme qui était entré dans l'appartement deux heures avant elle et qui l'attendait, caché dans sa chambre.

Il s'approcha d'elle comme s'il s'agissait de sa femme, comme s'il avait voulu lui faire la surprise de son retour après un longue absence, Gladys n'entendit pas l'homme dans son dos, avec sa corde de piano. La piste s'arrêta. Les larmes de la secrétaire tombèrent sur sa vieille jupe. Puis le silence, un cri étouffé. L'homme prit la fuite. Neil Young commençait à chanter After the Gold Rush sous les applaudissements de son public.

Sur le rapport du commissaire Wilson fut écrit : Gladys MC Cartney, femme de 37 ans, mort le 14 août 1999, 20 heures 45 minutes, cause du décès : un assassinat, une enquête est ouverte.

Le temps se doit de se rejoindre. Dans sa bulle s'est enfermé Gladys, elle a bâti son mur, je l'ai assassiné. Parce qu'elle décidait de ma vie, parce qu'elle était maitresse de mon destin. Après avoir fuit, après m'être écorché à retrouver cette belle dame qui tirait mes ficèles, j'ai résonné.

J'ai fuit de l'hôpital psychiatrique, on m'y avait enfermé pour amnésie, et pour le meurtre d'un jeune homme appelé Willi Shagga, pour ensuite s'approprier ses souvenirs et sa vie. Et tous ces gens là, ils m'appelaient par un nom inconnu Mathieu Harrison. Je croyais m'appeler Willi Shagga. Et cette dame savait, si elle voyait mon visage, elle aurait su qui j'étais, Willi ? Mathieu ? Je ne voulais pas savoir, elle ne devait pas me voir. C'est à moi qu'il appartient de choisir, puisque ma vie s'est étranglée. J'ai encore le droit de choisir qui je suis. Je veux maintenant reconstruire ce que j'ai perdu. J'ai le droit d'être, après ces mois où l'on choisissait pour moi. Après cette vie. Je ne savais quel chemin était le miens. Et je ne voulais pas savoir, je veux avoir le choix. Le pays serait à mes trousses, je passerais mon destin en prison, mais c'est moi qui l'ai choisit, pas cette si belle femme, que je ne connais même pas.

Neil Young changeait sa chanson, Mère Nature m'avait abandonné, et vint "Only Love Can Break Your Heart". Maintenant j'étais libre, plus ce fardeau, plus ce poids, plus cette dame qui savait. Deux vies s'offraient à moi, j'en choisirait une. Et je vis ce carton. Dans mes souvenirs, dans ma vue aérienne, je le voyais près de moi. De Willi ou de Mathieu. Il me servirait surement à forger les bases de ma nouvelle vie. Avec hâte, je cherchais un outil pointu pour l'ouvrir, je vis un coupe-papier bien taillé. Ce sera parfait. Je ne me retenais pas, je voulais savoir ! Dedans des papiers, que je feuilleta, excessivement vite, jusqu'à me stopper net. Je pris un petit exemplaire, un petit carré, vernie par un produit spécifique. Je me leva vers la salle de bain, devant un miroir. Je regardait ce bout de papier, et mon visage qui se reflétait. Je serra l'arme que j'avais utilisé pour déchirer le carton. D'un geste triste mais commun, je me transperça le c½ur.

Le petit bout de papier tomba, dessus, il y avait une photo. D'un des membres apartenant à "Harold's Music" un nom au dessous : Willi Shagga, Dans lequel je m'étais reconnu, ou pas


FIN

Ecrit par : Pao, Mirou, n-3mo et Kabda (Litizaya)
Ici notre premiere histoire...

# Posté le mercredi 20 février 2008 18:21

Modifié le vendredi 21 mars 2008 17:05

Ici une deuxieme histoire...

"1

(******)Depuis toujours ce bâtiment existait et pourtant personne n'y était jamais entré... De l'extérieur, derrière la grande grille de fer noir, on pouvait croire à beaucoup de significations. Certaines personnes pensaient à un Hôpital qui aurait été abandonné durant cette dernière guerre. D'autre à une école, ressemblant à celles où l'on éduque qu'avec sévérité. Ou une prison, ou toutes ces choses, des bâtiments publiques, mais étranges. Le bloc de pierre n'avait pas de forme, ni d'originalité, pas de vie. Et nos vies n'y prenaient pas garde.

(******)Je passais devant tous les matins pour rejoindre l'arrêt du bus. Je passais, sans le voir.
Pourtant ce matin là, dans la vieille robe orange à fleurs de ta mère, postée devant les grilles tu faisais contraste avec le bâtiment gris, délavé par la pollution. Et toi et lui sautiez aux yeux.
Je me suis avancé sans bruit dans ta direction. Et pour toi même ou pour moi, tu as murmuré " On dirait l'état de mon c½ur ". Tu t'es retournée, tu as planté tes yeux dans les miens, m'as souri, et une larme a coulé sur ta joue. Tu es montée dans le bus, j'ai pris ta suite. Tu t'es assise à l'avant. En passant à côté de ton siège tu m'as dit " Jackie ", et comme je ne répondais pas " Moi c'est Jackie. Et toi ? " Moi, c'est Thomas.
J'avais pensé à lui dire ça, sans aucune raison , je ne l'ai pas dit , à la place , j'ai menti : " Moi c'est Geo" alors je m'assoie derrière elle , elle se retourne vers moi , elle est sur les genoux , les mains agrippées sur le siège juste les yeux surpassant le dossier. Alors elle se lève un peu et j'aperçois sa bouche qui s'agite :
"Enchantée Geo" avec un grand sourire , un sourire qui vous soulève le c½ur , qui fait frémir vos entrailles. Elle a l'air d'avoir envie de parler , tant mieux , moi je ne sais pas vraiment quoi lui dire .
Puis la pluie a commencé à déferler sur les vitres , et le bus fermant ses portes commença à parcourir la route qui se dressait sous ses roues .
(******)La route je ne la vois pas. Je ne vois que ses grands yeux noirs. Je n'entends que le son de sa voix. Une voix posée, une voix qui caresse et qui berce. Elle me dit qu'elle vient d'arriver par ici. Qu'elle ne connait personne. Que personne n'a jamais très envie de la connaitre, de toute façon.
Elle parle. J'écoute. Elle parle et d'un coup s'arrête. " Bon et bien, je te laisse ". Elle se rassoit. Ne dit plus rien jusqu'à la fin du trajet.
(******)Lunatique je crois... Elle ne dit pourtant plus rien, je continue à la regarder. Je vis son ½il malicieux se tourner vers moi. Ses joues rougirent et ses yeux soutinrent les miens. Jamais un regard si profond ne s'était posé sur moi. Jamais je ne m'étais senti aussi beau, aussi bien. Il y avait eut ce flash, je n'aime pas la société, ni même les femmes et pourtant, pourtant elle existait et elle cassa ce château de cartes, celui que j'avais construit au prix de maintes peines, celui que j'avais construit pour exister. Seul, je me sentais plus fort, libre de vivre sans qu'un être ne puisse m'atteindre. Et elle, elle que je ne connaissais pas, elle avec ses yeux qui ne faisaient que me fixer, et bien, je crois qu'elle allait tout faire changer.
Nous nous regardions, nos c½urs battaient au rythme des gouttes de pluie sur les carreaux, nos yeux se noyaient dans ceux de l'autre, nos lèvres se consumaient d'un feu intérieur, mais le silence. Pas un mot ne sortait, pas un bruit entre nous, le silence. J'avais pourtant envie de la connaître mais rien, mes mâchoires se refermaient comme pour m'empêcher de détruire l'instant. Jackie descendit au 4ème arrêt, celui de la basilique St jean, elle se leva, et parcourue l'allée du bus, mais avant de descendre se retourna, me souri, puis sorti sous la pluie.
(******)Je plaquais aussitôt mon visage à la fenêtre pour la voir, peut être aussi pour reconstruire l'instant que je venais de vivre, peut être aussi par admiration pour cette fille que je venais de rencontrer. Quand le bus redémarra elle n'était plus là.

(******)De toute la journée je ne pus me l'ôter de la tête, quand j'y pense, c'était débile, je ne pouvais pas être amoureux, je ne la connaissais pas, elle était une photo pour moi, un nom et un visage seulement une image...
Pourtant dans ma tête son nom revenait sans cesse, quand je fermais les yeux son visage me souriait, ses yeux m'obsédaient. Je me promis que le lendemain je lui parlerais, et que peut être....
(******)Le soir je repris le car, espérant la retrouver mais elle ne monta pas.

(******)Je repassais devant ce bâtiment, et là comme une envie, j'escalada la grille et entra dans cette ruine. Des graffitis : " A mort Mr Hermann, le patron qui fais de nous des S.D.F " tapissaient les murs, des papiers servaient de moquette, des cadavres de bières par ci par là, le chaos entre quatre murs de briques. Je m'assis et instinctivement me mis à pleurer. Quel crétin, j'étais amoureux....
(******)Et un bruit atteint mes oreilles, un son de voix, strident ou pas, un son de cris peut être, de pleur, ou de gémissement. Un fluide glacial parcourut mon corps, j'eu peur un cour instant, mais ce cri semblait appeler à l'aide, plus qu'être un son qui devait me faire fuir. Je pris courage, et d'un bon, poussé par l'adrénaline, je pénétrais dans un petit couloir sombre. Je n'avançais pas vite, tâtant le sol du bout de mes pieds, les murs du bout de mes mains. Et le cri retentissait avec écho, mais dorénavant, je percevais quelques mots, apparemment d'une langue étrangère.

(******)La lumière apparue d'un coup, les lampes au dessus de moi clignotaient de temps en temps, alors avec frénésie, et pris d'un bon de sueur, je me mis à courir. Dans un sens incertain, vers un cris enragé, un cri, qui me brûle, un cris qui seiche mes larmes. Je pensais à cette femme, peut être la personne là bas avait elle un rapport. J'arrivais bientôt, là devant, encore un peu, encore un peu. Et d'un coup je me stoppa net.
(******)Il y avait un trou, et au fond, une enfant, la jambe brisée, le sang s'en écoulait. A quelques mètres sous moi, devant mes yeux, la souffrance s'était réincarnée.
Un autre gémissement s'échappa de son corps, son rythme s'accélérait autant que le sang coulait...
Je ne pu m'empêcher de suffoquer, l'odeur du sang humain mélangée à celle de l'abandon me donnait la nausée, je fus pris d'un sentiment de dégout, de haine, de tristesse et de peur... Quelle réaction devais-je avoir... lui demander comment ça allait paraissait totalement stupide. Je fermai les yeux, pris une inspiration des plus longues au travers de mon écharpe avant de les rouvrir et c'est là que je ne comprends plus : La fille n'étais plus là. Seul son sang demeurait maître des sols.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 15:29

Modifié le vendredi 21 mars 2008 17:18